Les origines de la France.
Les Gallos Romains
César et Vercingétorix, la conquête de la Gaule

Avaricum

Pour tromper Vercingétorix et brouiller les pistes, César fait de fausses manœuvres, il va à gauche, à droite, il se cache...et se dirige sur Avaricum (Bourges).

Vercingétorix, de son coté décide d'éviter de faire face à César et cherche à le piéger en attaquant systématiquement les petites troupes qui essaieront obligatoirement de trouver du ravitaillement - Un genre de guérilla.

Il va donc harceler l'adversaire sans cesse, et puis il invente la tactique de la terre brûlée : il va incendier les villes, les villages, les récoltes avant le passage de l'ennemi ; il sera donc toujours devant, comme s'il fuyait.
C'est le moyen qu'il a trouvé pour affamer les légions de César.
Les habitants quittent leurs maisons, remplissent les chariots au maximum, poussent le bétail devant eux, et puis brûlent ce qu'ils ne peuvent emporter.

Vercingétorix va tout brûler sauf des villes imprenables, grâce à leurs remparts.
Et Avaricum n'est pas dans ce cas, de plus c'est une jolie ville que l'on vient d'achever.
Avaricum a été construit à l'image des villes romaines, il y a les deux routes qui se croisent ; au milieu le Forum.
Il fallait presque une demi-heure pour en faire le tour.

A Avaricum, il y avait 40 000 habitants, croit-on; c'était une grande ville pour la Gaule ; belle surtout mais ce n'est pas une citadelle; elle est construite à flanc de côteau, et elle est très riche.
Les gens qui demeuraient là, les Bituriges, supplient Vercingétorix de l'épargner, ils jurent qu'ils la défendront.
Ils envoient une troupe pour la protéger.
Mais César arrive, il s'est frayé un chemin au milieu des villages embrasés (en feu), ses légionnaires blessés, brûlés, démoralisés arrivent devant les remparts.
Autour des rivières, des marécages.
Comment prendre la ville d'assaut ? César établit son camp, et Vercingétorix le sien à une vingtaine de kilomètres de là; il empêchera ainsi César de repartir, et une armée de secours de le joindre.
Chaque fois que César envoie des hommes chercher du ravitaillement, la plupart sont faits prisonniers. On n'en pouvait plus chez les Romains, on avait faim, César lui même offrit à ses légionnaires de lever le siège (de partir).
Ils refusèrent.
Ils voulaient vaincre les Bituriges.
Les Gaulois avaient faim aussi, ils bouillaient d'impatience, mais ils voulaient venir à bout des Romains.
Vercingétorix fait semblant de partir, mais il a préparé son coup , et lorsque César veut le suivre il se trouve en face de l'armée gauloise, il n'ose attaquer.
Il préfère continuer ses travaux d'approche, pour atteindre le haut des remparts. La bataille aura lieu la nuit, terrible. Les Gaulois tiennent bon.
Cependant le lendemain Vercingétorix donne l'ordre de faire retraite, dans le silence, pour ne pas attirer l'attention des Romains. Mais les femmes se mettent à hurler pour que les Gaulois restent près d'elles, et ces cris eurent pour effet de déclancher l'assaut des Romains sur les ruines, l'égorgement des Gaulois.
C'est la fin d'Arvaricum.

César décide de porter un coup fatal aux Gaulois. Il emmène six légions, remonte l'Allier, affluent de la Loire, sur la rive gauche; mais sur la rive droite Vercingétorix fait de même. A la manière de César, il essaie de se trouver de nouveaux alliés; Ils se dirige vers Gergovie, refusant tout combat; il coupe les rares ponts de l'allier, ce qui va retarder son ennemi, Gergovie étant sur la rive gauche.

Toujours à l'imitation des romains, Vercingétorix batit hativement une sorte de fortification de telle façon que César ne puisse approcher des remparts et de là il harcèle les légionnaires.
César donne alors l'ordre de repli; le camp est levé, son armé se dirige vers le nord, des centaines de légionnaires sont tués au pied des remparts.

En même temps qu'il essai de prendre Gergovie, César envoie son lieutenant Labiénus faire la conquête de Lutèce. Si Lutèce tombe , la Gaule du Nord s'écroule, tant du coté de l'Armorique que de celui du Rhin.
Lutèce ne résiste pas longtemps. Maintenant tout va se précipiter; César, en quelques semaines de juin à juillet 52, laisse se reposer son armée, va rechercher des cavaliers une fois de plus chez les Germains, puis prend la route de la Provincia, qui semble en danger.

Les Gaulois s'attaque à la Provence. Vercingétorix convoque une assemblée à Bibracte, la capitale des Eduens (près de Dijon en bourgogne), afin d'obtenir des Celtes des cavaliers. Il en obtient 15000 et suggère alors de se servir d'Alésia comme capitale. Il installera ses soldats en terrasses sur la pente.
Vercingétorix a ainsi toute facilité de voir les fortifications que César édifie autour d'Alésia. Ce qui impressionne Vercingétorix qui envoie un messager demander des secours. C'est ainsi que près de 250 000 hommes seront réunis. On se bat alors dans la plaine, avec l'intention de prendre à revers les Romains et les coincer entre l'armée Gauloise et la colline.
Deux fois les Gaulois sont vaincus. Ils tentent un dernier combat mais le temps passe; les cavaliers n'ont plus de foin pour leurs chevaux et les hommes sont épuisés.

Vercingétorix décide alors de se rendre. ILs a revetu sa plus belle armure. Ils sort seul sur son cheval, s'arrête devant César, jette ses armes au pied du vainqueur.

La Gaule indépendante est morte.

Vercingétorix sera ammené à Rome, puis jeté en prison. Six années après Alésia, il a été assassiné.

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