Les origines de la France.
Les Gallos Romains

Vercingétorix

Vercingétorix :

A cette époque, depuis longtemps, Rome avait fait la conquête de toute l'Italie.
Vercingétorix, au 1er siècle avant Jésus Christ, tentera d'unifier les tribus arvernes et créera une ville importante "Gergovie", comme les Celto-Ligures l'avaient fait avec "Entremont".
Ce qui unissaient les Arvernes, c'était les liens religieux.
A défaut de capitale, ils avaient édifié une citadelle dite imprenable : "Gergovie".
Les Arvernes étaient, dit-on, d'excellents soldats. On pense qu'ils étaient-ils environ 200 000.
Les Arvernes étaient riches, car dans ce Massif central, les mines ne manquaient pas, ni les relations avec des pays voisins encore plus riches.
Aussi la première monnaie frappée par les Celtes l'a-t'elle été chez les Arvernes.
Les Romains appréciaient la classe de leurs nobles et admiraient leurs apparente force dans cette Gaule désunies, mais ils la redoutaient : en cas de guerre, ce seraient de rudes adversaires à vaincre.
D'autre part, c'était le seul peuple des Gaules capable de maintenir la poussée des Germains de l'autre coté du Rhin.
Par diplomatie, César a recherché l'amitié de Vercingétorix, pensant que par ce moyen, l'empire celte se rallierait à lui.

Vercingétorix suit de très prés ce qui se passe en Gaule ; il connait les répressions très vive de César contre les révoltés de Belgique, de l'Armorique (la Bretagne), de la Bretagne (la Grande Bretagne d'aujourd'hui). Il est intelligent, et pour la première fois de notre histoire, il aura la vision que la Gaule forme un tout malgré ses différences, ses querelles. Il doit faire un choix : l'amitié de César ou la liberté de la Gaule.
Il choisi la Gaule.
A cette époque César avait 48 ans et Vercingétorix ("rix" en latin, c'est comme "rex" et veut dire roi), que César décrivait comme "un jeune homme", avait anviron 25 ans - nous sommes en l'an - 52.

Vercingétorix a l'âme d'un chef, aussi cultivé qu'on pouvait l'être à cette époque chez les Arvernes, car on l'avait envoyé chez les druides de bonne heure, c'est là qu'il apprend ce que c'est que l'âme dite immortelle. Ce qui rendaient les Arvernes courageux à la guerre, puisque quelque chose en eux ne mourrait jamais.

On disait de Vercingétorix qu'il avait grand air et qu'il était terrible par son corps, ses armes et son esprit.
De même, il a appris de son père (qu'il perdra très tôt, ce qui l'obligera à exercer jeune le rôle de chef) que sa tribu n'est pas seule ; qu'il y en a beaucoup, qu'il est facile de constater en écoutant les uns et les autres que la langue celtique est parlée partout dans les Gaules.
Les terres de Vercingétorix sont belles, c'est la Limagne, la vallée fertile de l'Allier, affluent de la Loire si riche en blé, ainsi que le Cantal d'aujourd'hui.



En 53, César réunit dans le Nord de la Gaule l'Assemblée générale où se retrouvaient les délégués (les représentants) des peuples vaincus.
Deux peuples refusent de s'y rendre : les Carnutes et les Sénons ; César est furieux, car les Sénons occupent, parmi les Gaule, une position très importante, et les Carnutes, c'est pire ; ils occupent la région où se réunissaient les Druides chaque année ?
Les Carnutes étaient connus de toute la Gaule, ils étaient un peu le lien entre certains peuples celtiques.
César ressent ces défections comme une insulte et comme un danger.
Les Celtes allaient-ils encore se révolter, alors qu'il croyait les victoire acquises comme définitive ?
Les druides et leurs maudits dieux vont-ils déclarer une nouvelle guerre ou soutenir des révoltes ?

César décide d'agir vite, ce sera la guerre s'il le faut.
Il jure d'être clément (bon) avec le peuple, mais les druides paieront, car ils possèdent toute science et ils ont une très grande influence sur les populations.
En mars 53, alors que la révolte gronde, César réagit si vite que les Gaulois n'ont même pas le temps de se réfugier dans leurs oppida (leurs places fortes).
Les deux peuples sont vaincus ; César se croit maître de la Gaule ; il laisse quelques légions sous le commandement de Labiénus et part se reposer à Ravenne (sur l'Adriatique), à l'est de Rome.

Durant ce temps Vercingétorix parle, de village en village ; il explique que les Romains ne leur ont rien apporté d'intéressant ; pire, ils ont massacré une partie de l'armée, les cavaliers, les chevaux, saccagé les champs...
C'est vrai, lui répond-on ; avant, nous étions libres ; maintenant nous ne savons même plus ce que nous sommes.
Aussi Vercingétorix n'eut-il que peu de mal à démontrer aux Gaulois que s'il fallait mourir, cela soit du moins en braves, les armes à la main.
Il rallie les chefs à sa cause, et leur propose de se rassembler autour de lui, en décembre 53, dans la forêt des Carnutes.
Nous ne savons pas ou exactement.
Quelque part entre Chartres et Orléans.
Les chefs sont décidés, ils doivent agir rapidement, pendant l'hiver, alors que César est loin, et que la ville de Rome connaît les plus grands troubles ; ce sont les derniers soubresauts de la République.

Les chefs de toutes les tribus jurent avant de se séparer de ne jamais trahir.
C'est de Cenabum (Orléans) que le signal est donné.
On pense, par des feux qui se voient de loin, ou par des messagers ; en tout cas le signal donné à Orléans le matin est parvenu à Vercingétorix le soir même, dans sa citadelle de Gergovie.

Le peuple se rallie à Vercingétorix officiellement roi, plusieurs peuples le considèrent comme tel.
Aussi, en peu de temps, presque la moitié des Gaules se sont ralliées.
On donne le commandement militaire à Vercingétorix, roi, fils de roi.

Vercingétorix, pour mettre les dieux de son côté, fait sacrifier tous ceux qui ne sont pas d'accord pour prendre les armes (il y en aura très peu).
A l'imitation de son ennemi César, il utilise la diplomatie ; il parle bien et gagne à sa cause le maximum de tribus ; si les belles paroles ne suffisent pas, l'or sert d'appoint, et puis le peuple était très religieux, Vercingétorix évoque sans doute la vengeance des dieux.
Il arrive par tous ces moyens à sceller (construire) une union que l'on n'avait encore jamais vue en Gaule.
Tous ces hommes que Vercingétorix a gagnés à sa cause, espèrent se débarrasser de l'occupant romain et, pourquoi pas dans l'avenir, fonder une nation gauloise, commandée par un roi.


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